
Aya de Yopougon : l’héroïne noire qui a marqué notre enfance.
Aya de Yop’City…qui ne connaît pas cette femme qui a bercé notre adolescence ? Pour beaucoup, Aya, c’est une référence. Pas forcément parce que c’est un ouvrage engagé ou “éveillé”, mais parce que c’est une héroïne noire. Et pas n’importe laquelle : une héroïne dans laquelle beaucoup de femmes afro-descendantes se sont reconnues. Quand j’ai découvert Aya, j’étais au collège, et je me souviens encore de ce que j’ai ressenti : j’étais heureuse pouvoir lire une histoire avec une héroïne qui me ressemblait. À cette époque, la majorité des BD ou romans graphiques mettaient en avant des héroïnes caucasiennes, et même si on ne s’en rend pas toujours compte, ça joue sur la manière dont on se perçoit. Alors forcément, découvrir une héroïne noire, qui existe pleinement, ça marque.
Une héroïne noire qui a marqué une génération
À travers les ouvrages de Marguerite Abouet, j’ai aussi découvert la Côte d’Ivoire des années 80. Une culture que je ne connaissais pas. Un quotidien, une ambiance, une manière de vivre. Je pense que ça a été le cas pour beaucoup de jeunes femmes de la génération 90’s.
Aya, une héroïne libre et affirmée
Ce que j’apprécie particulièrement avec Aya, c’est qu’on n’est pas dans un discours revendicatif, et pourtant, tout est là. On prend simplement du plaisir à lire une histoire où une femme noire existe pleinement. Aya, c’est une femme intelligente, affirmée, qui ne se laisse pas impressionner, qui sait ce qu’elle veut. Elle ne cède pas à la pression sociale, elle ne cherche pas à exister à travers un homme, elle ne suit pas un chemin qu’on lui impose. C’est fort parce que ce n’est pas présenté comme une “exception”, c’est juste… elle.
Une Afrique vivante, loin des clichés
J’apprécie aussi énormément la manière dont l’Afrique est représentée, on est loin des clichés misérabilistes. Au contraire, on découvre un pays vivant, chaleureux, dynamique. Même visuellement, à travers les couleurs utilisées, il y a quelque chose de lumineux, de valorisant, qui donne envie de découvrir.
Aya de Yopougon montre qu’il est possible de raconter des histoires avec des héroïnes noires, sans passer uniquement par la souffrance ou la lutte, mais simplement en les montrant telles qu’elles sont : des femmes complètes. Ça nous rappelle une chose essentielle : on n’a pas besoin de se cacher, on n’a pas besoin de rentrer dans des cases. Pour moi, Aya de Yopougon reste une référence. Un livre que je recommande, surtout aux jeunes femmes noires.
Prête pour un “Aya tiiiime” ?
Si tu veux te détendre, rire, et plonger dans une ambiance chaleureuse et vivante, c’est exactement ce qu’il te faut. Il y a 8 tomes,
et honnêtement… ils se lisent d’une traite. Alors lance-toi, ou relance-toi dans un moment “Aya tiiiime” !

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